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Aquarelle d'un café grec, d'un carnet et de pinceaux face à la forteresse du Koulès, au port d'Héraklion en Crète

Tout commence quelque part en Crète

Φτάσε όπου δεν μπορείς : les phrases qui m’ont appris à avancer

Me voilà à ma table, mon café à la main. Pas de livre aujourd’hui, pas de soirée à raconter. Ce dimanche, je voulais vous parler de ceux qui m’ont guidée sans le savoir. Des poètes, des écrivains, quelques phrases qui sont passées dans ma vie et qui ne m’ont jamais quittée. Je les ai gardées partout : dans mon téléphone, sur des bouts de papier, sur le frigo. Elles parlent à tous ceux qui travaillent, qui rêvent, qui ont tout recommencé un jour. Et comme on ne se quitte jamais sans manger chez moi, il y a un dessert à la fin.

La première phraseAtteins là où tu ne peux pas

« Φτάσε όπου δεν μπορείς. »

Atteins là où tu ne peux pas.

Níkos Kazantzákis, Rapport au Greco (Αναφορά στον Γκρέκο), publié en 1961

Cette phrase, je l’ai vue partout, toute ma vie. Et encore plus comme cheffe d’entreprise. J’ai toujours vu le monde un peu différemment. J’ai toujours rêvé, j’ai toujours voulu faire des choses. Et je me suis toujours dit qu’il n’y a pas de limite. Il ne faut pas écouter ceux qui disent ce qu’on peut faire. Il faut écouter ce qu’on aimerait faire.

Et si vraiment on ne peut pas ? Alors on se demande comment. On cherche les outils. Et si les outils n’existent pas, on les crée. En y mettant de l’humain, toujours. C’est comme ça qu’est né Le Prestige Crétois, et c’est comme ça qu’est né le livre.

Et puis il y a celle qui compte le plus pour moi.

« Έχεις τα πινέλα, έχεις τα χρώματα, ζωγράφισε τον παράδεισο και μπες μέσα. »

Tu as les pinceaux, tu as les couleurs : peins le paradis, et entre dedans.

Une phrase qu’on prête à Níkos Kazantzákis depuis des années, même si personne ne l’a retrouvée dans ses livres

Personne ne viendra peindre notre vie à notre place. Les pinceaux, on les a. Les couleurs aussi. À nous de peindre, et d’oser entrer dedans.

Alors j’ai sorti mes pinceaux, et j’ai repeint mon chemin. Du premier stand au marché de Noël jusqu’à Grèce vegan, quatorze ans de couleurs.

Aquarelle du premier stand du Prestige Crétois au marché de Noël de Messei en 2012

Messei, 2012

Aquarelle du stand du Prestige Crétois à la foire de Montilly en 2014, nappe au drapeau grec

Montilly, 2014

Aquarelle du stand du Prestige Crétois à la Foire de Vire en 2017

Vire, 2017

Aquarelle de Maria avec son diplôme des Trophées Espoirs de l'économie 2017

Trophées Espoirs, 2017

Aquarelle du voyage de groupe en Crète en 2017, sur une colline face à la mer

En Crète, 2017

Aquarelle de Maria avec son livre sur la caroube

La Caroube

Aquarelle de la boutique éphémère Pop-Up Store Les Arcades en 2020

Flers, 2020

Aquarelle du plat cuisiné par Maria pour France 3 Normandie en 2021

France 3 Normandie, 2021

Aquarelle de l'ancienne cantine de Messei en 2022, avant les travaux

L’ancienne cantine, 2022

Aquarelle de Maria sur le chantier avec des ballons et une branche d'olivier

Les travaux

Aquarelle de la remise du prix Développement durable de la CCI Ouest Normandie en 2025

CCI Ouest Normandie, 2025

Aquarelle de la façade du Prestige Crétois, 53 rue Lefavrais à Messei

Messei, Normandie

Aquarelle du tournage d'Arte Voyage en cuisine chez Maria en 2025

Arte, Voyage en cuisine, 2025

Aquarelle de Maria avec le Trophée du Commerce 2026, prix Qualité Expérience client

Trophées du Commerce, 2026

Aquarelle de Maria avec son livre Grèce vegan

Grèce vegan, 2026

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Maria les poings levés devant le Koulès d'Héraklion, Φτάσε όπου δεν μπορείς
Héraklion, devant le Koulès, le 31 juillet. Toujours un peu plus loin.

La deuxième phraseSuivre son cœur

« Δε ζυγιάζω, δε μετρώ, δε βολεύομαι! Ακολουθώ το βαθύ μου χτυποκάρδι. »

Je ne pèse pas, je ne mesure pas, je ne cherche pas mon confort. Je suis le battement profond de mon cœur.

Níkos Kazantzákis, Ascèse (Ασκητική)

Tout ce que j’ai fait dans ma vie, je l’ai fait parce que je voulais le faire. J’ai eu la liberté de choisir, et j’ai choisi. Travailler avec le cœur, c’est ça. Quand je parle aux jeunes, aux stagiaires qui passent à la boutique, je leur dis toujours la même chose : quoi que vous fassiez, faites-le bien. Parce que si vous le faites bien, si vous avez envie de le faire, vous aurez envie de le faire encore mieux.

On dit aussi que celui qui se lève tôt va plus loin. Moi, je le comprends comme ça : celui qui commence tôt travaille plus longtemps, alors forcément, il avance. Le travail du quotidien, les tâches de tous les jours, c’est bien. Ça nous donne de la stabilité. Mais ce qui fait la différence, c’est ce qu’on fait après. Ce qu’on a cru. Ce que notre cœur nous a dit. Et sur cette route-là, on rencontre des gens qui nous ressemblent. Ils se croisent avec nous, ils viennent nous aider, ils nous suivent, et parfois c’est nous qui les suivons. Ça fait du bien.

Maria sur les remparts vénitiens d'Héraklion, au bastion Martinengo
Sur les remparts d’Héraklion, le 4 août.

La troisième phraseÊtre libre

« Δεν ελπίζω τίποτα. Δε φοβούμαι τίποτα. Είμαι λέφτερος. »

Je n’espère rien. Je ne crains rien. Je suis libre.

Gravé sur la tombe de Kazantzákis, bastion Martinengo, Héraklion. Une phrase qu’il avait choisie lui-même, et qu’on trouve déjà sous une forme plus longue dans son Ascèse.

Chez nous, on apprend ces phrases à l’école, tout petits. Les maîtres et les maîtresses nous les font réciter. C’est beau, c’est bien, mais on ne réalise pas leur puissance. Il faut vivre, passer par la vie, pour arriver au bout et comprendre. Et chaque fois que je monte là-haut, sur le bastion, ce sont des émotions. Cet été encore, pendant le voyage du livre.

La tombe de Nikos Kazantzakis et sa croix de bois, bastion Martinengo à Héraklion
La croix de bois, le 4 août.
L'épitaphe de Kazantzakis gravée sur sa tombe : Δεν ελπίζω τίποτα, δε φοβούμαι τίποτα, είμαι λέφτερος
Les trois phrases gravées dans la pierre.

Un pionnierQui était Kazantzákis

Níkos Kazantzákis naît à Héraklion en 1883. La Crète est alors encore sous domination ottomane. Elle ne rejoindra la Grèce qu’en 1913. Jeune homme, il part étudier à Paris, de 1907 à 1909, et il suit les cours du philosophe Henri Bergson. Il traduira plus tard en grec son livre Le Rire. La France ne le quittera plus : il finit sa vie à Antibes, où il s’installe en 1948. Son Alexis Zorba, écrit en Grèce pendant l’Occupation, recevra en France le prix du meilleur livre étranger en 1954.

Sa carrière, il l’a faite ailleurs, loin de sa Crète. À partir de 1946, il choisit de vivre hors de Grèce, pour fuir l’intolérance de l’époque. C’était un homme qui posait toujours des questions, et qui écrivait parce que c’était sa façon de vivre. Ça ne plaisait pas à tout le monde. En 1954, le Vatican met La Dernière Tentation à l’Index. En Grèce, une partie de l’Église veut le faire condamner. Il n’a jamais été excommunié, mais la colère était là. Quand il meurt en Allemagne, le 26 octobre 1957, l’archevêque d’Athènes refuse même que son corps soit exposé dans une église.

C’est la Crète qui l’accueille. Son corps est exposé dans la cathédrale Saint-Minas, à Héraklion, puis enterré sur le bastion Martinengo, sur les remparts de la ville, hors de tout cimetière, face à la mer. Une foule immense suit le cortège. Un jeune prêtre chante quand même l’office au tombeau, et il en sera puni. Voilà pourquoi cet endroit me serre le cœur à chaque fois.

Le livre de toute ma vieIthaque, de Cavafy

Il y a un poème qui m’a suivie toute ma vie. C’est Ithaque, de Constantin Cavafy, écrit en 1910 et publié en 1911. Ce que j’aime dans ce poème, c’est ce que les poètes savent donner : l’essentiel. Cavafy dit qu’Ithaque existe, oui, et qu’il faut l’avoir toujours en tête. Mais ce qui compte, c’est la route. Comment on va y arriver.

Et cette route, on la trouve dans tous les domaines de la vie. En famille, dans l’entreprise, avec les amis. C’est ça qui est spectaculaire. C’est comme ça qu’on se donne la force, l’énergie. On trouve des solutions à nos problèmes, on trouve des personnes pour nous aider. Je ne dis pas que tout est rose. Mais c’est ça qui compte.

Un bateau dans le vieux port vénitien de Réthymnon, en Crète
Le vieux port de Réthymnon, le 31 juillet. Les bateaux qui partent.
Ιθάκη
Σα βγεις στον πηγαιμό για την Ιθάκη,
να εύχεσαι νάναι μακρύς ο δρόμος,
γεμάτος περιπέτειες, γεμάτος γνώσεις.
Τους Λαιστρυγόνας και τους Κύκλωπας,
τον θυμωμένο Ποσειδώνα μη φοβάσαι,
τέτοια στον δρόμο σου ποτέ σου δεν θα βρεις,
αν μέν’ η σκέψις σου υψηλή, αν εκλεκτή
συγκίνησις το πνεύμα και το σώμα σου αγγίζει.
Τους Λαιστρυγόνας και τους Κύκλωπας,
τον άγριο Ποσειδώνα δεν θα συναντήσεις,
αν δεν τους κουβανείς μες στην ψυχή σου,
αν η ψυχή σου δεν τους στήνει εμπρός σου.

Να εύχεσαι νάναι μακρύς ο δρόμος.
Πολλά τα καλοκαιρινά πρωϊά να είναι
που με τι ευχαρίστησι, με τι χαρά
θα μπαίνεις σε λιμένας πρωτοειδωμένους·
να σταματήσεις σ’ εμπορεία Φοινικικά,
και τες καλές πραγμάτειες ν’ αποκτήσεις,
σεντέφια και κοράλλια, κεχριμπάρια κ’ έβενους,
και ηδονικά μυρωδικά κάθε λογής,
όσο μπορείς πιο άφθονα ηδονικά μυρωδικά·
σε πόλεις Αιγυπτιακές πολλές να πας,
να μάθεις και να μάθεις απ’ τους σπουδασμένους.

Πάντα στον νου σου νάχεις την Ιθάκη.
Το φθάσιμον εκεί είν’ ο προορισμός σου.
Αλλά μη βιάζεις το ταξίδι διόλου.
Καλλίτερα χρόνια πολλά να διαρκέσει·
και γέρος πια ν’ αράξεις στο νησί,
πλούσιος με όσα κέρδισες στον δρόμο,
μη προσδοκώντας πλούτη να σε δώσει η Ιθάκη.

Η Ιθάκη σ’ έδωσε το ωραίο ταξίδι.
Χωρίς αυτήν δεν θάβγαινες στον δρόμο.
Άλλο δεν έχει να σε δώσει πια.

Κι αν πτωχική την βρεις, η Ιθάκη δεν σε γέλασε.
Έτσι σοφός που έγινες, με τόση πείρα,
ήδη θα το κατάλαβες οι Ιθάκες τι σημαίνουν.

Ithaque
Quand tu prendras la route d’Ithaque,
souhaite que le chemin soit long,
plein d’aventures, plein de savoirs.
Les Lestrygons et les Cyclopes,
Poséidon en colère, ne les crains pas :
jamais tu n’en trouveras de pareils sur ta route
si ta pensée reste haute, si une émotion rare
touche ton esprit et ton corps.
Les Lestrygons et les Cyclopes,
le farouche Poséidon, tu ne les croiseras pas,
si tu ne les emportes pas au fond de ton âme,
si ton âme ne les dresse pas devant toi.

Souhaite que le chemin soit long.
Qu’il y ait beaucoup de matins d’été
où, avec quel plaisir, avec quelle joie,
tu entreras dans des ports que tu vois pour la première fois ;
que tu fasses halte dans les comptoirs phéniciens
pour y acheter les belles marchandises,
nacre et corail, ambre et ébène,
et des parfums voluptueux de toutes sortes,
autant que tu le peux, des parfums voluptueux ;
que tu ailles dans beaucoup de villes d’Égypte
apprendre, et apprendre encore, auprès de ceux qui savent.

Garde toujours Ithaque dans ton esprit.
Y arriver, voilà ton but.
Mais ne presse surtout pas le voyage.
Mieux vaut qu’il dure de longues années,
et que, vieux déjà, tu jettes l’ancre dans l’île,
riche de tout ce que tu as gagné en chemin,
sans attendre d’Ithaque qu’elle t’apporte des richesses.

Ithaque t’a donné le beau voyage.
Sans elle, tu ne serais jamais parti.
Elle n’a plus rien d’autre à te donner.

Et si tu la trouves pauvre, Ithaque ne t’a pas trompé.
Devenu sage comme tu l’es, avec tant d’expérience,
tu as déjà compris ce que veulent dire les Ithaques.
Traduction de Maria pour le blog.

La vie en rose, et Victor HugoQuand nos deux cultures se donnent la main

J’ai dit « rose », et ça me fait penser à quelque chose. Quand j’étais animatrice dans un club en Crète, je travaillais avec des Français. Une des toutes premières chansons que j’ai apprises en français, c’était La Vie en rose, d’Édith Piaf. Et c’est aussi là, avec eux, que j’ai fait connaissance avec Les Misérables.

En Grèce, des noms comme Victor Hugo ou Édith Piaf, ce sont des images très fortes. Et ce n’est pas un hasard. En 1829, Hugo publie Les Orientales, écrites pendant notre guerre d’indépendance. Dans le poème « L’Enfant », il pleure le massacre de l’île de Chios, en 1822 : « Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil. » Piaf, elle, a chanté en 1962 une musique de Míkis Theodorákis, Les Amants de Teruel. Et son dernier mari, Théo Sarapo, était né à Paris de parents grecs.

On voit bien que nos cultures s’allient. Beaucoup. Kazantzákis à Paris et à Antibes, Hugo pour la Grèce, Piaf et Theodorákis. Et moi, Crétoise en Normandie, au milieu.

Et on finit à tableLe halva de semoule à l’orange

Ce halva, on l’a photographié cet été pour le livre, le 4 août, là-haut sur le bastion Martinengo, à côté de Kazantzákis. Un pique-nique sur l’herbe, une nappe rouge, trois assiettes, avec la blogueuse crétoise Nektaria Kokkinaki (@nektaria_kokkinaki), qui nous a accompagnés pour ce shooting. Parce que c’est comme ça qu’on finit, toujours : à table, avec les personnes qu’on croise sur la route. C’est ça, la magie de la vie. C’est un dessert de carême, nistísimo, sans beurre et sans œuf. Ma mère disait que si la semoule brûle, le halva garde la colère. Alors on la surveille, on ne la quitte pas des yeux. Comme tout ce qu’on fait avec le cœur.

Pique-nique avec le halva de semoule à l'orange du livre Grèce vegan, sur le bastion Martinengo à Héraklion
Pique-nique sur le bastion, avec Nektaria Kokkinaki.
Une part de halva de semoule à l'orange, dessert de carême grec du livre Grèce vegan
Une part, avec un café grec.

Halva de semoule à l’orange ▪ Χαλβάς σιμιγδαλένιος με πορτοκάλι
Pour 6 personnes. Préparation 10 minutes. Cuisson 20 à 25 minutes. Repos 1 à 2 heures.

Les ingrédients
350 g de semoule de blé dur, moyenne de préférence
120 ml d’huile d’olive extra vierge (un demi-verre grec)
500 ml de jus d’orange frais (5 à 6 oranges)
160 à 180 g de sucre, selon l’acidité des oranges
Le zeste fin d’une orange non traitée
1 bâton de cannelle
1 pincée de sel

En cuisine
1. Chauffez doucement le jus d’orange avec le sucre, la cannelle et le sel, juste le temps que le sucre fonde. Gardez ce sirop bien chaud.
2. Dans une casserole large et épaisse, chauffez l’huile d’olive à feu moyen.
3. Versez la semoule en pluie et remuez sans cesse à la cuillère en bois, 8 à 10 minutes. Elle doit dorer doucement et sentir la noisette, sans jamais brûler.
4. Baissez le feu. Retirez la cannelle du sirop.
5. Versez le sirop chaud en une fois, en remuant calmement. Attention aux projections.
6. Mélangez à feu doux jusqu’à ce que la semoule ait tout absorbé et se détache des parois.
7. Hors du feu, ajoutez le zeste. Versez dans un moule légèrement huilé, lissez, et laissez refroidir à température ambiante.

L’astuce de Maria. Coupez-le en parts modestes et servez-le nature, avec un café grec ou une tisane. Il se garde 2 à 3 jours, et il est meilleur bien refroidi.

Le livreCe halva, et cent autres recettes

Ce halva vient de mon livre, Grèce vegan. Plus de cent recettes de chez nous, de saison en saison, avec les gestes de ma mère et de ma grand-mère, et les photos de cet été en Crète. Le livre de ma route à moi, en quelque sorte. Mon Ithaque.

Maria Thalassinaki-Radoux, autrice de Grèce vegan, avec son livre
Grèce vegan, aux éditions La Plage.
Le coffret Prestige, le livre Grèce vegan dédicacé et les neuf maisons crétoises
Le coffret Prestige, le livre dédicacé et les neuf maisons crétoises.

Il est en librairie partout en France, aux éditions La Plage, 24,95 €. Si vous le prenez chez nous, à Messei ou sur notre site, je vous le dédicace avant de l’envoyer. Et pour Noël, il existe en coffret : le coffret Signature, avec quatre produits crétois, et le coffret Prestige, avec les produits des neuf maisons du livre. On les prépare un par un, à la main.

Et vous, quelle phrase vous porte quand c’est difficile ? Quel poème vous a suivi toute votre vie ? Écrivez-le-moi en commentaire. Je les lis toutes, et je vous réponds toujours.

Crétoisement vôtre,
Maria, votre Crétoise

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