Me voilà assise à ma table, mon café à la main. Il y a dix jours, le livre sortait. Depuis, la boutique ne ressemble plus tout à fait à une épicerie : des piles de livres entre les huiles d’olive, des coffrets ouverts sur le comptoir, et des gens qui entrent en disant « je viens pour le livre ». Je vous ai raconté la soirée, je vous ai mis le direct. Ce dimanche, je voulais vous montrer autre chose : tout ce qu’on a fait ici pour ce livre, et surtout vous, avec lui. Et comme on ne se quitte jamais sans manger chez moi, je vous donne une recette du livre. Celle qu’on a servie bien chaude jeudi soir.
Ici, à MesseiUne boutique qui vit au rythme du livre
Avant la sortie, il a fallu faire de la place. Les cartons sont arrivés la veille, empilés au milieu des rayons. On a monté le coin photo, bleu et jaune comme la couverture, avec la petite chaise d’écolier et les grandes affiches. Je l’ai essayé la première, évidemment. Puis on a dressé une table pour le livre et ses coffrets, juste à l’entrée, pour que personne ne le rate. Faites glisser.
Les coulisses de la boutique
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Vous, avec le livreLes premiers lecteurs
Ce que je préfère, depuis dix jours, c’est le moment où quelqu’un prend le livre dans les mains. Il y a toujours un petit silence. On regarde la couverture, on l’ouvre au hasard, on tombe sur une page, et on me dit : « Oh, ma grand-mère faisait ça. » Ou : « C’est vraiment sans beurre ? » Ou encore : « Vous me l’écrivez pour ma fille ? ». Ces photos, ce sont elles et eux. Merci de m’avoir laissée vous photographier.
Les premiers lecteurs de Grèce vegan
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Vous m’avez aussi écrit ici, sur le blog. Julia, qui tient elle aussi un blog de cuisine, m’a dit : « Très beau livre, j’adorerais le feuilleter ! » Martine a répondu à ma question en un mot, et elle a choisi juste : « Artichauts aux petits pois ». C’est au printemps, page 65, je n’oublie pas. Et vous, si vous avez déjà le livre, envoyez-moi une photo de vous avec lui, ou de votre première recette. Je ferai un jour un article rien qu’avec vos photos.

Le directLa soirée, encore une fois
Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, le direct de la soirée est toujours là. Trente-sept minutes : l’accueil avec les bonbons, le livre feuilleté en grand à l’écran, les mercis, le film « Pame gia chorta », Sofia qui parle en grec, et moi qui traduis avec la voix qui tremble un peu. Installez-vous avec un café.
La recette du livreLa fasolada, celle de jeudi soir
Jeudi soir, au milieu du buffet, il y avait une grande marmite qu’on gardait bien chaude. La fasoláda. La soupe de haricots blancs, celle que les Grecs appellent la soupe nationale. Plusieurs d’entre vous sont revenus en reprendre, et deux personnes m’ont demandé la recette avant même de partir. Et mercredi, pour le 28 octobre, je vous ai montré sur Instagram la belle fasoláda du shooting du livre, avec son pain et ses olives. Vous avez été nombreux à l’aimer. Alors cette fois, je vous donne la recette, telle qu’elle est dans le livre, page 204.



C’est un plat de carême, nistísimo, sans rien qui vienne d’un animal. Un plat humble, qu’on mange lentement, souvent à midi, en se passant la marmite. Elle fait partie des mageireftá, ces plats mijotés qu’on prépare pour plusieurs jours, et elle a quelque chose des repas de yiayiá : une cuisine de mémoire, de calme et de famille.
Fasoláda ▪ φασολάδα
Pour 4 à 6 personnes. Préparation 20 minutes, plus une nuit de trempage. Cuisson 1 h 30 à 2 h. Repos 10 à 15 minutes hors du feu.
Les ingrédients
500 g de haricots blancs secs, trempés la veille
2 carottes, en rondelles
3 branches de céleri, en petits morceaux
2 oignons, émincés
1 cuillère à soupe de concentré de tomate
2 tomates concassées, fraîches ou en conserve
1 tasse d’huile d’olive extra vierge, environ 200 ml
Sel, poivre
En cuisine
1. La veille, faites tremper les haricots dans un grand volume d’eau froide.
2. Le lendemain, rincez-les. Mettez-les dans une casserole d’eau froide, portez à ébullition 5 minutes, puis jetez cette eau. Ce geste rend la soupe plus douce et plus digeste.
3. Dans une grande marmite, faites chauffer l’huile d’olive à feu moyen. Ajoutez les oignons avec une pincée de sel et laissez-les fondre doucement, sans les colorer.
4. Ajoutez les haricots égouttés et mélangez pour bien les enrober.
5. Ajoutez le concentré de tomate et laissez-le accrocher légèrement au fond. Incorporez les tomates concassées.
6. Ajoutez le céleri, puis les carottes. Salez légèrement, poivrez, et couvrez d’eau à hauteur.
7. Laissez mijoter à feu doux, sans vous presser, jusqu’à ce que les haricots soient fondants et que la soupe soit liée toute seule. Goûtez et ajustez.
8. Hors du feu, laissez reposer quelques minutes, puis ajoutez un filet d’huile d’olive crue juste avant de servir.
L’astuce de Maria. L’huile crue à la fin, ce n’est pas un détail. C’est elle qui révèle toute la douceur de la soupe. Et ne jugez pas vos haricots trop vite : les plus frais deviennent fondants rapidement, les plus secs demandent de la patience. La fasoláda se garde 3 à 4 jours au réfrigérateur et se congèle très bien en portions. Comme souvent chez nous, elle est encore meilleure le lendemain.
La fasoláda, comme sur Instagram
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Au centre de la table, on pose du pain, psomí, quelques olives, parfois un oignon cru ou des légumes au vinaigre. Et on trempe. Si vous aimez cette soupe, vous trouverez aussi sur le blog ma première version de la fasolada, et les haricots géants au four, sa cousine du dimanche.
Le livreOù le trouver, et quand se voir
Et des recettes comme celle-là, il y en a plus de cent dans Grèce vegan. Il est en librairie partout en France, aux éditions La Plage, 24,95 €. Vous pouvez aussi le prendre chez nous, à Messei ou sur notre site, et je vous le dédicace avant de l’envoyer. Pour Noël, il existe en coffret, avec les produits des maisons crétoises du livre : le coffret Signature, avec le livre et quatre produits, et le coffret Prestige, avec le livre dédicacé et les neuf producteurs. Ils sont en édition limitée, et on les prépare un par un, ici, à la main. Faites glisser, je vous les montre ouverts.
Les coffrets de Noël du livre
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Et si vous voulez seulement goûter la Crète, sans le livre, il y a le coffret Découverte : six produits crétois, de l’huile d’olive au café grec.
Samedi prochain, le 7 novembre, je vous attends à la boutique pour un atelier de cuisine avec « Cuisinez la Normandie ». Puis les dédicaces du 15 novembre au cinéma Le Cabieu, à Ouistreham, et le marché de Noël de Messei le 27. Et le petit déjeuner dédicace à la bibliothèque de Messei le 13 décembre. Tout est sur la page des rendez-vous.
Mais le rendez-vous que je vous demande de noter tout de suite, c’est notre grand week-end de Noël, les samedi 28 et dimanche 29 novembre, à la boutique. On fera goûter, je dédicacerai le livre, et vous pourrez choisir vos coffrets sur place. Voilà votre invitation. Vous pouvez la garder, la partager, et venir avec qui vous voulez.

Et vous, vous la faites cette semaine, la fasoláda ? Dites-moi en commentaire, et si vous avez le livre, dites-moi quelle sera votre deuxième recette. Je lis tout, et je vous réponds toujours. Kalí órexi.
Crétoisement vôtre,
Maria, votre Crétoise
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