
Kalos irthate – bienvenue !
Si vous arrivez de mon livre, cette page est pour vous. Vous avez scanné le code, vous avez trouvé le chemin – asseyez-vous, chez nous on ne laisse jamais un invité repartir les mains vides.
Il y a quatre choses sur cette page : qui je suis, d'où viennent les produits du livre, ce que je mets dans mes coffrets – et tout en bas, votre cadeau. Descendez jusqu'au bout, il vous attend.
Bonjour, moi c'est Maria
Je suis crétoise, née près de Knossos. J'ai grandi dans une cuisine où l'on ne jetait rien, où l'huile d'olive se versait sans compter et où les herbes se ramassaient dans la montagne au printemps. Je vis en Normandie depuis 2003 – et je n'ai jamais cessé de cuisiner comme chez moi.

Ce blog est mon carnet. J'y écris mes recettes de famille, mes souvenirs de Crète, et ces mots grecs qu'on n'oublie plus une fois qu'on les connaît. Le livre que vous tenez est né ici, page après page.
Et Le Prestige Crétois, c'est ma maison
Quand je suis arrivée en France, il me manquait des choses. Pas des produits rares : l'huile de mon village, les olives que ma mère achetait au marché, le petimezi qu'on a toujours dans le placard là-bas. J'en ai d'abord fait venir pour ma cuisine, puis pour des amis – et sous chaque recette du blog revenait la même question : et ça, on le trouve où, en France ?
Alors j'ai ouvert ma maison. C'est ainsi qu'est né Le Prestige Crétois, en 2012, à Messei dans l'Orne – une ancienne cantine devenue Maison grecque – puis en ligne, pour ceux qui habitent loin.
Je ne choisis rien depuis un bureau. Chaque été, je retourne là-bas, je monte dans les villages, je m'assois à la table des producteurs, je goûte – et parfois je repars sans rien. Ce sont presque toujours des familles, deux ou trois générations sur les mêmes terres. Quand je vous vends leur huile, je sais qui l'a récoltée, et quand.
Et il y a un mot que nous n'avons jamais traduit : la philoxenia, l'art de recevoir. Chez moi, personne ne repart les mains vides – c'est pour ça qu'il y a toujours un peskesi dans mes colis, le petit cadeau qu'on glisse pour le plaisir.

Le garde-manger du livre
Toutes les recettes du livre se font avec ces produits-là. Ce sont ceux de mes producteurs, ceux que je suis allée chercher chez eux, et ceux que vous retrouverez dans mes coffrets. Voici ce qu'ils sont vraiment.

Les huiles d'olive
Il n'y a pas une huile d'olive, il y en a autant que de variétés d'olives et de terroirs. Dans le livre, j'en cite trois – et chacune a son emploi.
Efkrato – huile de tsounáti bio
Emmanuel Vantarakis, région de Réthymnon
La tsounáti est une variété rare, qui ne pousse presque qu'en Crète. Mono-variétale, bio, très riche en polyphénols – c'est l'huile au caractère marqué, celle qu'on verse crue en fin de plat, sur les horta, sur la fava, sur une simple tranche de pain. C'est mon huile de fête.
Spanakis – huile bio AOP de la Messara
Lefteris Spanakis
La Messara, c'est la grande plaine du sud de la Crète, celle qui descend vers la mer de Libye. Une huile douce, ronde, qu'on peut utiliser toute la journée – pour cuire, pour mijoter, pour les gâteaux. C'est l'huile de tous les jours, celle qui ne coûte pas un bijou et qui ne trahit jamais.
Kavalaria Estate – huile bio de koronéiki
George Saridakis
La koronéiki est la variété reine de la Grèce, celle des grandes huiles. Fruitée, verte, avec ce petit piquant en fond de gorge qui est la signature d'une huile jeune. Chez Saridakis, tout est bio et conduit dans le respect de la terre et des traditions.
Le reste du placard
La caroube – sirop et farine
Creta Carob, Ilias Manousakas
C'est le fil rouge du livre. Le caroubier nourrit la Crète depuis toujours : quand le cacao était rare, on faisait les gâteaux à la caroube. Le sirop remplace le miel dans mes desserts, la farine parfume les pâtes et les biscuits d'un goût sombre, presque cacaoté. Si vous ne deviez essayer qu'un produit, ce serait celui-là.
Le petimezi – sirop de raisin bio
Giorgos Agrimanakis et sa famille, à Tefeli






Le petimezi, c'est du moût de raisin réduit – le sucre des Grecs bien avant l'arrivée du sucre. Celui d'Agrimanakis se fait au raisin sultanine de leurs vignes bio, et il a été primé au Great Taste Award. Il nappe les beignets, il sucre les biscuits, il remplace le miel partout dans le livre.
Les olives
Filema, avec Maria – une amie de longue date
Sur une table grecque, les olives ne sont pas un apéritif : elles sont là du début à la fin du repas, à côté du pain. Celles de Filema accompagnent le dakos, la salade, le fromage végétal – et elles se mangent très bien toutes seules, avec un verre.
Le café grec
Dandalis, à Héraklion
Ce n'est pas du café turc, c'est du café grec – et on le prépare au bríki, ce petit pot de cuivre à long manche, sans jamais le laisser bouillir. On le boit lentement, on ne filtre pas, on laisse le marc au fond. Dandalis torréfie à Héraklion depuis des décennies : c'est le café de mes matins.
Les tisanes de montagne
Dictamus, la maison Manos, à Héraklion depuis 1933
Le díktamo, le dictame de Crète, ne pousse que sur les falaises de l'île – et la malotíra, notre thé de montagne, entre 1 000 et 2 000 mètres d'altitude. On les boit l'hiver, pour se réchauffer, pour accompagner un rhume, ou le soir quand la maison se calme.
La tomate
Cretan Mama, Maria Koutsakis
Des agriculteurs qui connaissent la tomate comme personne. Dans la cuisine grecque, la tomate n'est pas un accompagnement : c'est elle qui fait la sauce des ladera, des yachni, des gemista. Une bonne tomate change le plat entier.
Retrouver tous ces produits dans ma boutique
Boutique en ligne et magasin à Messei, dans l'Orne. Je prépare les colis moi-même.
Mes livres
Celui que vous avez entre les mains est le dernier, mais ce n'est pas le premier. J'écris depuis des années – des carnets de recettes, des livrets sur le régime crétois, et maintenant ce grand livre de cuisine grecque végétale, cent recettes portées par ma famille et par les producteurs que vous venez de lire.
Voir mes livres dans la boutique
Les coffrets, pour offrir
À Noël, je réunis le livre et les produits dans des coffrets préparés à la main : l'huile, les olives, la caroube, le café, les tisanes. C'est le cadeau que je préfère faire – on offre un livre, et de quoi cuisiner dedans le soir même.
Et maintenant, votre cadeau

Comme promis à la dernière page du livre : le carnet continue. Je vous ai réuni quinze recettes bonus dans un petit carnet en PDF – celles qui n'ont pas trouvé leur place dans les cent du livre.
Il est à vous. Gardez-le dans votre cuisine, imprimez-le si vous préférez, envoyez-le à qui vous voulez. C'est fait pour.
Ce que vous allez y trouver, entre autres :
- Les chionoúles, les « petites neiges » – des bouchées blanches à la noix de coco dont la base est une pomme de terre bouillie. Personne ne devine.
- La marathópita de La Canée : deux feuilles de pâte très fines, du fenouil sauvage cru entre les deux, et la poêle fait le reste.
- Une glace à la caroube, sans sorbetière – la caroube à la place du chocolat, comme dans tout le livre.
- La kritikí patatosaláta, où l'on casse les pommes de terre à la fourchette et jamais au couteau. Il y a une raison.
- Et une liqueur de mandarine qu'il faut commencer début novembre si vous voulez l'offrir à Noël. Vous voilà prévenus.
Télécharger le carnet – PDF, 4 Mo
Gardez-le sur votre téléphone : les produits cités mènent directement à ma boutique.
La lettre du dimanche
Chaque dimanche, j'écris une lettre : une recette, une histoire, un geste transmis. Elle s'appelle Tout commence quelque part en Crète, et elle porte bien son nom.
Recevoir la lettre du dimanche
Efcharisto poli – merci beaucoup d'être venu jusqu'ici.
Maria
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